Erythrée: à la source des migrations, le flot de candidats au départ ne tarit pas

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Des réfugiés érythréens partent en bus dans un camp de réfugiés après leur arrivée à la frontière éthiopienne. (Vincent Defait- AFP)

Sous le régime d’Issayas Afwerki depuis 23 ans les Erythréens ne votent pas, ou alors avec leurs pieds pour s’enfuir vers l’Ethiopie voisine. On les rencontre dans les camps de réfugiés à la frontière. Ils arrivent par dizaines tous les jours. Beaucoup de jeunes, quelques familles et des militaires encore en uniforme qui ont profité d’être postés près de la frontière pour se faire la belle. L’Ethiopie les accueille les bras ouverts, trop contente d’affaiblir l’ennemi érythréen, et gonfle au passage les chiffres des habitants des camps pour toucher les subventions de l’ONU.

En réalité, dans les camps beaucoup de tentes sont vides. Les Erythréens ne restent pas. Ils rêvent d’Europe, d’Afrique du Sud ou des pays du Golfe où les passeurs promettent de les amener pour quelque dizaines de milliers de dollars.

Mon article pour l’AFP